Transition énergétique
Électricité, mobilité, bâtiment : les plans de décarbonation sont écrits. Côté chaleur industrielle, 30 % de l'énergie consommée part encore en pertes thermiques — et les compétences pour aller la chercher manquent sur le terrain.
Réseaux de chaleur
27,1 GW
de réseaux de chaleur installés en France (+7 %)
Source : FEDENE
28,3 TWh
de chaleur livrée sur l'année (+9,3 %)
Source : FEDENE
66,5 %
d'énergies renouvelables et de récupération dans le mix
Source : FEDENE
Un réseau de chaleur alimenté à deux tiers par des ENR&R est un outil de décarbonation massif : il mutualise une chaufferie biomasse, une UVE ou une géothermie sur des centaines de bâtiments. Mais sa performance réelle se joue ailleurs que sur la production — elle se joue sur le régime de température, sur le ΔT effectif entre départ et retour, et sur le réglage des sous-stations.
Abaisser le régime de température pour ouvrir le réseau aux ENR basse température, traquer les sous-stations qui renvoient un retour trop chaud, corriger l’équilibrage hydraulique, reprendre le dimensionnement des échangeurs surdimensionnés à la conception. Et, côté exploitation, appliquer l’arrêté du 8/08/2013 sans en faire une formalité administrative.
Bureaux d'études et ingénieurs
Voir la fiche 01 · Comprendre & exploiterIngénieurs et techniciens de suivi
Voir la ficheLe constat
L'industrie pèse 20 % des émissions françaises de CO₂, avec un objectif de −35 % d'ici 2030. L'essentiel de ces émissions ne vient pas des machines : il vient de la production et de la distribution de chaleur — vapeur, eau surchauffée, fluide thermique, fours, sécheurs.
20 %
des émissions françaises de CO₂ viennent de l'industrie
−35 %
objectif de réduction des émissions industrielles d'ici 2030
110 TWh/an
de chaleur fatale disponibles en France
Source : ADEME
Un projet de décarbonation ne se joue pas sur le choix d’une technologie : il se joue sur la connaissance de l’installation existante. Où part la chaleur, à quelle température, combien d’heures par an, avec quel besoin en face. Tant que ce bilan n’est pas posé, le meilleur équipement du marché reste un pari.
La transition énergétique n’est pas une gamme de formations à part : elle traverse les trois familles du catalogue, de la conduite d’un générateur de vapeur à la conception d’un réseau hydraulique.
Chaleur fatale
Fumées de chaudière, buées de séchoir, condensats non récupérés, eaux de refroidissement, purges de déconcentration : 30 % de l’énergie consommée par l’industrie se dissipe sous forme de chaleur fatale. À l’échelle nationale, cela représente un gisement de 110 TWh par an. Cette chaleur est déjà payée. La question n’est pas de la produire, mais de la réutiliser.
Récupérer sur fumées avec un économiseur ou un condenseur, remonter en température avec une pompe à chaleur haute température, convertir en électricité avec un cycle ORC, stocker pour décaler l’usage dans le temps, ou céder la chaleur à un réseau voisin. Toutes ces solutions supposent d’avoir d’abord tracé le bilan thermique du site et identifié les besoins compatibles en température et en simultanéité.
Bureaux d'études, travaux neufs et institutionnels
Voir la fiche 02 · Auditer & améliorerAuditeurs et référents énergie
Voir la ficheSobriété et pilotage
Une pression de vapeur maintenue trop haute « au cas où », un réseau de distribution qui reste en service la nuit et le week-end, un parc de purgeurs jamais contrôlé, une chaudière qui module mal en demi-charge : ces gisements-là ne demandent pas de capital, ils demandent de la méthode et des gens formés pour les voir.
Poser un bilan énergétique et un diagramme de Sankey pour hiérarchiser les pertes, instrumenter ce qui compte plutôt que tout, définir des indicateurs de performance énergétique par atelier, et faire vivre le plan d’actions dans la durée. C’est exactement la logique d’un système de management de l’énergie ISO 50001 : mesurer, comparer, corriger.
Financer les projets
Récupérer de la chaleur fatale ou structurer un management de l'énergie ne se finance pas uniquement sur fonds propres. Deux dispositifs de financement, et un cadre qui les structure, reviennent régulièrement dans les projets de nos stagiaires.
Les compétences
60 000 / 40 000
ingénieurs nécessaires chaque année, pour 40 000 formés
43 %
des techniciens et 36 % des ingénieurs partiront à la retraite d'ici 2030
Les technologies de récupération de chaleur sont disponibles : certaines sont matures depuis longtemps, d’autres arrivent. Ce qui manque, ce sont les personnes capables de les dimensionner, de les mettre en service et de les exploiter — au moment précis où une part importante de ceux qui savent le faire quitte l’industrie.
Former un technicien d’exploitation aux paramètres de performance, ou un ingénieur de bureau d’études à dimensionner une récupération sur fumées, c’est agir sur un facteur que l’achat d’un équipement ne règle pas.
Décrivez vos installations en dix minutes : nous revenons vers vous avec le gisement à regarder en premier et la formation qui y prépare.
Notre nom change, notre métier ne change pas. Energie Formation devient Entalys Formations.
Même équipe, mêmes formateurs, mêmes formations et même certification Qualiopi : seule notre identité évolue. Vos inscriptions, vos conventions et vos contacts en cours ne sont pas affectés.